Matière du tronc commun
Gouvernance et surveillance des produits : ce que le distributeur doit tenir
La gouvernance produit répartit les rôles entre celui qui conçoit un contrat et celui qui le distribue. Le concepteur définit un processus de validation, un marché cible et une revue périodique. Le distributeur, lui, doit se doter d'un dispositif qui lui permette de comprendre ce marché cible, de ne vendre qu'à l'intérieur de celui-ci, de tracer ce qu'il fait et de faire remonter au concepteur ce qu'il constate sur le terrain. Vendre hors marché cible n'est pas une maladresse commerciale : c'est un manquement, et il engage toute la chaîne de distribution.
Dans le parcours : module 01, Environnement, statuts et cadre réglementaire de la distribution, 3 h.
Deux rôles, deux jeux d'obligations
Le concepteur met en place un processus de validation du produit avant sa mise sur le marché, en détermine le marché cible, teste le produit et en organise la revue périodique. Ce n'est pas le travail du distributeur, mais celui-ci doit savoir que ce travail existe et ce qu'il produit.
Le distributeur, lui, doit obtenir du concepteur les informations qui lui permettent de comprendre le produit et son marché cible, puis se doter d'un dispositif propre pour distribuer en conséquence.
Un intermédiaire peut être les deux à la fois. Un courtier qui conçoit une garantie avec un assureur, ou qui adapte substantiellement un produit existant, endosse des obligations de concepteur en plus des siennes.
Le marché cible, positif et négatif
Le marché cible positif décrit les clients pour lesquels le produit a été conçu : leurs besoins, leurs caractéristiques, leurs objectifs. C'est lui qui donne au distributeur le cadre de ce qu'il peut proposer et à qui.
Le marché cible négatif décrit ceux pour lesquels le produit n'est pas adapté. Il est plus utile que le premier au quotidien, parce qu'il arrête une vente avant qu'elle ne soit faite.
Les deux se lisent et s'utilisent. Un distributeur qui n'a jamais ouvert le marché cible d'un produit qu'il vend depuis deux ans ne peut pas démontrer qu'il vend à l'intérieur.
Le dispositif du distributeur, et sa traçabilité
Le dispositif se décrit par écrit : comment le cabinet obtient les informations produit, comment il s'assure que ses collaborateurs les connaissent, comment il vérifie que les ventes restent dans le marché cible.
La remontée d'information au concepteur en fait partie. Un distributeur qui constate des résiliations rapides, des réclamations répétées ou une incompréhension systématique d'une garantie doit le signaler : c'est ce retour qui alimente la revue produit.
La traçabilité est ce qui rend le dispositif démontrable. Un dispositif réel mais non documenté produit, en contrôle, le même effet qu'un dispositif inexistant.
La valeur du produit, attente récente du superviseur
La question de la valeur pour le client s'est installée dans les priorités de supervision. Elle porte sur le rapport entre ce que le client paie et ce qu'il reçoit réellement comme couverture et comme service.
Elle concerne aussi le distributeur. La part de rémunération prélevée sur la prime entre dans l'appréciation de la valeur, et les produits à faible sinistralité et forte commission sont ceux qui attirent le plus l'attention.
Savoir expliquer, pour chaque produit distribué, ce que le client obtient en contrepartie de ce qu'il paie est devenu un exercice attendu. Il vaut mieux l'avoir préparé à froid.
Ce que vous savez faire à la sortie
- Lire un marché cible positif et un marché cible négatif, et les utiliser
- Décrire par écrit le dispositif de gouvernance produit du cabinet
- Organiser la remontée d'information vers le concepteur
- Expliquer la valeur d'un produit au regard de son prix
Cette matière dans le parcours complet
Elle appartient au module 01, Environnement, statuts et cadre réglementaire de la distribution. Le parcours se suit entièrement à distance, en séquences consécutives ou non, et l'attestation est délivrée à la clôture du parcours, après contrôle du temps de connexion.
Les autres matières
- Statut ORIAS : les quatre catégories d'intermédiaire et leurs conditions d'exercice
- Devoir de conseil : les trois niveaux, et la preuve qui va avec
- Lutte contre le blanchiment : vigilance, soupçon et déclaration à Tracfin
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- Vente à distance et démarchage téléphonique en assurance
- Information précontractuelle : document d'entrée en relation, IPID et DIC
- Réclamations et médiation : délais, circuit et exploitation
- Intelligence artificielle et cybersécurité au cabinet d'assurance
Selon votre situation d'exercice
- Collaborateur d'agence générale d'assurance
- Mandataire en réseau d'assurance
- Conseiller bancaire distribuant de l'assurance
- Gestionnaire de contrats en back office
- Salarié en contact direct avec la clientèle
- Dirigeant et mandataire social d'un cabinet
- Combien d'heures de formation DDA faut-il faire par an ?
- Qui est soumis aux quinze heures de formation DDA ?
- Que se passe-t-il si je n'ai pas fait mes quinze heures ?
- La formation DDA en ligne est-elle valable ?
Quel parcours vous concerne ?
Les quinze heures sont les mêmes pour tout le monde, et le tronc commun de onze heures aussi. Ce qui se choisit, ce sont les quatre heures de spécialisation : prenez celle des produits que vous distribuez le plus.
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