Matière du tronc commun
Intelligence artificielle et cybersécurité au cabinet d'assurance
Les outils d'intelligence artificielle se sont installés vite dans les cabinets : pré-qualification de demandes, résumé d'échanges, aide à la rédaction, agents conversationnels. Le règlement européen sur l'intelligence artificielle classe les usages par niveau de risque et attache des obligations à chacun. Deux principes valent en toutes circonstances : la transparence vis-à-vis du client, qui doit savoir à quoi il a affaire, et la supervision humaine, parce que la responsabilité du conseil reste celle du distributeur. La cybersécurité complète le sujet, avec une menace qui domine toutes les autres en cabinet : la fraude au virement.
Dans le parcours : module 04, Distribution à distance, outils numériques et résilience, 2 h.
Ce que l'IA fait déjà en cabinet
Les usages réels sont plus modestes et plus utiles que les annonces. Pré-qualifier une demande entrante, résumer un long échange de courriels, préparer un premier jet de rapport de conseil, répondre aux questions courantes sur un site.
Chacun de ces usages fait gagner du temps et déplace un risque. Un résumé automatique qui omet un élément de la découverte client produit un rapport de conseil incomplet, et c'est le professionnel qui en répond.
Le bon cadrage consiste à savoir, pour chaque usage, ce qui est vérifié par un humain avant de sortir du cabinet. Ce qui n'est pas vérifié ne devrait pas sortir.
Le règlement européen, et ses niveaux de risque
Le règlement classe les systèmes d'intelligence artificielle par niveau de risque, des usages interdits aux usages à risque limité, en passant par une catégorie à haut risque qui porte l'essentiel des obligations.
Les obligations attachées varient en conséquence : documentation, gestion des risques, qualité des données, information des personnes, supervision humaine.
Le classement se fait par usage et non par outil. Le même modèle de langage peut relever d'un niveau ou d'un autre selon ce qu'on lui fait faire, ce qui rend l'inventaire des usages du cabinet plus utile qu'une liste de logiciels.
Transparence, supervision humaine et RGPD
Un client qui échange avec un agent conversationnel doit savoir qu'il n'a pas une personne en face de lui. C'est une exigence de transparence, et c'est aussi ce qui évite qu'une réponse automatique soit prise pour un conseil.
La supervision humaine n'est pas une relecture de principe. Elle suppose que quelqu'un puisse comprendre ce que l'outil a produit, le corriger et, le cas échéant, l'écarter.
L'articulation avec le règlement général sur la protection des données ferme le sujet. Confier des données clients à un outil, c'est un traitement, avec sa base légale, son inscription au registre, et le contrat de sous-traitance qui va avec.
La fraude au virement, menace principale
Le scénario est toujours le même : un courriel qui paraît venir d'un client ou d'un partenaire annonce un changement de coordonnées bancaires, et le virement suivant part sur le mauvais compte.
La parade est simple et elle est procédurale, non technique : tout changement de coordonnées bancaires se vérifie par un canal différent de celui par lequel il est arrivé, et auprès d'un contact connu à l'avance.
Le reste relève de l'hygiène numérique : mots de passe distincts, double authentification sur les accès sensibles, droits d'accès retirés au départ d'un collaborateur, sauvegardes testées. Réagir à un incident se prépare avant l'incident, avec un plan de continuité et la notification à prévoir.
Ce que vous savez faire à la sortie
- Inventorier les usages d'intelligence artificielle du cabinet et leur niveau de risque
- Informer le client et maintenir une supervision humaine réelle
- Articuler l'usage d'un outil d'IA avec le RGPD et le registre des traitements
- Prévenir la fraude au virement et réagir à un incident cyber
Cette matière dans le parcours complet
Elle appartient au module 04, Distribution à distance, outils numériques et résilience. Le parcours se suit entièrement à distance, en séquences consécutives ou non, et l'attestation est délivrée à la clôture du parcours, après contrôle du temps de connexion.
Les autres matières
- Statut ORIAS : les quatre catégories d'intermédiaire et leurs conditions d'exercice
- Devoir de conseil : les trois niveaux, et la preuve qui va avec
- Lutte contre le blanchiment : vigilance, soupçon et déclaration à Tracfin
- RGPD au cabinet d'assurance : registre, données de santé et durées de conservation
- Vente à distance et démarchage téléphonique en assurance
- Gouvernance et surveillance des produits : ce que le distributeur doit tenir
- Information précontractuelle : document d'entrée en relation, IPID et DIC
- Réclamations et médiation : délais, circuit et exploitation
Selon votre situation d'exercice
- Collaborateur d'agence générale d'assurance
- Mandataire en réseau d'assurance
- Conseiller bancaire distribuant de l'assurance
- Gestionnaire de contrats en back office
- Salarié en contact direct avec la clientèle
- Dirigeant et mandataire social d'un cabinet
- Combien d'heures de formation DDA faut-il faire par an ?
- Qui est soumis aux quinze heures de formation DDA ?
- Que se passe-t-il si je n'ai pas fait mes quinze heures ?
- La formation DDA en ligne est-elle valable ?
Quel parcours vous concerne ?
Les quinze heures sont les mêmes pour tout le monde, et le tronc commun de onze heures aussi. Ce qui se choisit, ce sont les quatre heures de spécialisation : prenez celle des produits que vous distribuez le plus.
- IARDFormation DDA 15h Dommages5 modules · 139 € net de taxeEn savoir plus
- PersonnesFormation DDA 15h Prévoyance5 modules · 139 € net de taxeEn savoir plus
- ÉpargneFormation DDA 15h Vie5 modules · 139 € net de taxeEn savoir plus
- EmprunteurFormation DDA 15h Emprunteur5 modules · 139 € net de taxeEn savoir plus
