Qui est concerné
Qui est soumis aux quinze heures de formation DDA ?
Les personnes visées au II de l'article L. 511-2 du code des assurances : les intermédiaires d'assurance eux-mêmes, quelle que soit leur catégorie d'immatriculation, ainsi que le personnel des entreprises d'assurance et des intermédiaires qui exerce les activités de distribution. Concrètement : le courtier, l'agent général, le mandataire d'assurance et le mandataire d'intermédiaire, les dirigeants et mandataires sociaux en contact avec la clientèle ou qui encadrent des personnes en contact avec elle, et les salariés qui recommandent, présentent, proposent ou aident à conclure des contrats. L'obligation suit la fonction réellement exercée, pas l'intitulé du poste.
Les quatre statuts d'intermédiaire, sans exception
L'article R. 511-2 du code des assurances distingue quatre catégories d'intermédiaires : le courtier, mandataire de son client ; l'agent général, titulaire d'un mandat d'une entreprise d'assurance avec une obligation d'exclusivité ; le mandataire d'assurance, titulaire d'un mandat d'une entreprise sans être agent général ; et le mandataire d'intermédiaire d'assurance, qui tient son mandat d'un intermédiaire déjà inscrit.
Aucune de ces quatre catégories n'est dispensée. L'obligation de formation continue est attachée à l'exercice d'une activité de distribution, pas à l'origine du mandat. Un mandataire d'intermédiaire qui place quelques contrats par an doit ses quinze heures au même titre qu'un cabinet de courtage de vingt personnes.
Les dirigeants et mandataires sociaux
Lorsque l'intermédiaire est une personne morale, la question se déplace vers les personnes physiques qui la dirigent. L'article A. 512-8 du code des assurances vise, parmi les fonctions appelant des compétences spécifiques, les dirigeants et mandataires sociaux en contact direct avec la clientèle ou qui encadrent habituellement des personnes en contact direct avec la clientèle.
Un dirigeant qui reçoit des clients, valide des recommandations ou anime une équipe commerciale entre donc dans le champ. La position publiée par l'ACPR dans sa revue de février 2019 va dans ce sens. Un dirigeant strictement administratif, qui ne voit jamais un client et n'encadre personne en contact avec la clientèle, relève d'une lecture plus ouverte, et c'est un point qu'il vaut mieux faire trancher par écrit avec son association professionnelle.
Les salariés, selon ce qu'ils font réellement
Le I de l'article L. 511-2 décrit les activités de distribution : fournir des recommandations sur des contrats d'assurance, présenter, proposer ou aider à conclure ces contrats, réaliser d'autres travaux préparatoires à leur conclusion. Un salarié qui exerce l'une de ces activités est concerné, qu'il soit conseiller, chargé de clientèle, téléconseiller ou animateur de réseau.
L'ACPR a précisé, dans la même publication de février 2019, que les personnels exerçant uniquement des activités de gestion de contrats sont hors du champ de l'obligation. La frontière se lit donc sur les tâches, et non sur l'organigramme. Un gestionnaire qui, en pratique, conseille et fait souscrire est un distributeur au sens du texte.
Une obligation qui ne se délègue pas
Les heures suivies par le dirigeant ne couvrent pas son équipe, et celles d'un collaborateur ne couvrent pas son cabinet. C'est la première cause d'écart constatée lors de la vérification annuelle des associations professionnelles agréées, qui réclame une liste nominative du personnel avec le nombre d'heures et les thèmes par personne.
Pour un cabinet, la conséquence est organisationnelle plutôt que juridique : il faut tenir un tableau par personne, mis à jour en cours d'année, et non reconstitué au mois de janvier. C'est aussi ce tableau qui rendra la réponse immédiate le jour où la demande arrive.
Deux précisions qui reviennent
L'ancienneté ne dispense de rien
Le code des assurances ne prévoit aucune réduction liée à l'expérience. Un professionnel installé depuis trente ans doit le même volume qu'un entrant de première année.
La capacité professionnelle est un autre sujet
La capacité professionnelle, celle des niveaux I, II et III, conditionne l'accès au métier. La formation continue, elle, accompagne son exercice chaque année. Les deux ne se remplacent pas.
Valider vos heures
Le parcours se suit entièrement en ligne, à votre rythme, déontologie et protection de la clientèle comprises. L'attestation est délivrée dès les heures validées, et c'est elle qui prouve votre formation continue de l'année.
Les autres questions sur « qui est concerné »
- Le dirigeant d'un cabinet d'assurance est-il concerné par les quinze heures ?
- Mes salariés sont-ils concernés par les quinze heures de formation ?
- Un intermédiaire à titre accessoire est-il soumis aux quinze heures ?
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Pour aller plus loin
Les dossiers de référence
Ailleurs dans les questions
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- Ma formation DDA peut-elle être prise en charge par un OPCO ?
Quel parcours vous concerne ?
Les quinze heures sont les mêmes pour tout le monde, et le tronc commun de onze heures aussi. Ce qui se choisit, ce sont les quatre heures de spécialisation : prenez celle des produits que vous distribuez le plus.
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