DDA 15

Le calendrier

Sur quelle période mes quinze heures sont-elles comptées ?

Sur une année, sans que le code des assurances précise lui-même laquelle. L'article R. 512-13-1, I fixe un plancher de quinze heures par an et s'arrête là : il ne désigne ni l'année civile, ni une année glissante à compter de l'immatriculation. En pratique, la référence retenue par les acteurs est l'année civile, parce que la vérification confiée aux associations professionnelles agréées est annuelle et porte sur l'exercice écoulé. Le plus sûr est donc de raisonner du 1er janvier au 31 décembre, et de le confirmer auprès de votre association si votre situation est particulière.

Ce que le texte dit, et ce qu'il laisse ouvert

Le I de l'article R. 512-13-1 énonce une durée minimale par an. Aucune définition de l'année de référence n'y figure, et aucun autre article du code des assurances ne vient la donner. C'est une des rares zones où le texte laisse la pratique s'organiser.

Nous préférons le dire clairement plutôt que d'inventer une règle. Beaucoup de pages présentent l'année civile comme une exigence du code : elle n'y est pas écrite. Ce qui y est écrit, c'est le rythme annuel et le caractère minimal du volume.

Pourquoi l'année civile s'impose en pratique

La vérification prévue à l'article R. 513-9 est annuelle : chaque membre remet à son association une liste nominative de son personnel, avec le poste occupé, le nombre d'heures et les thèmes suivis. Cette collecte porte sur un exercice écoulé, et les associations la calent sur l'année civile.

Le renouvellement annuel de l'immatriculation à l'ORIAS suit lui aussi un rythme annuel. Aligner votre suivi sur l'année civile met donc tous vos compteurs en phase, ce qui simplifie autant votre organisation interne que vos réponses lorsqu'une demande arrive.

L'absence de report change le raisonnement

Puisque les heures ne se reportent pas d'une année sur l'autre, la question de la période n'est pas seulement administrative : elle détermine ce que vous pouvez encore rattraper. Des heures suivies en décembre couvrent l'année qui s'achève, les mêmes heures suivies en janvier couvrent l'année qui commence.

La conséquence pratique est simple, et plutôt rassurante : il n'existe pas de dette pluriannuelle. Vous ne pouvez pas vous retrouver avec quarante-cinq heures à rattraper. Vous avez toujours au plus une année à solder, et une année se solde en une fois.

Le réflexe qui fait disparaître le sujet

Placez vos quinze heures au premier trimestre plutôt qu'au dernier. Non parce qu'un texte l'impose, mais parce que la fin d'année est aussi la période des renouvellements de portefeuille, et que la formation est alors la première chose que l'on repousse.

Inscrivez également une date de revue au calendrier du cabinet, en septembre par exemple, pour regarder où en est chaque personne. Une équipe de six personnes se met à jour sans difficulté en septembre. En décembre, c'est déjà plus tendu.

Deux précisions qui reviennent

L'année d'immatriculation

Pour une immatriculation en cours d'année, aucune règle de prorata ne figure au texte. La prudence consiste à suivre les quinze heures dès la première année d'exercice et à interroger son association par écrit.

Gardez la date des heures

La date figure parmi les mentions que vous devez pouvoir produire. C'est elle qui rattache une formation à une année plutôt qu'à une autre, et donc qui rend votre suivi lisible.

Valider vos heures

Le parcours se suit entièrement en ligne, à votre rythme, déontologie et protection de la clientèle comprises. L'attestation est délivrée dès les heures validées, et c'est elle qui prouve votre formation continue de l'année.

Quel parcours vous concerne ?

Les quinze heures sont les mêmes pour tout le monde, et le tronc commun de onze heures aussi. Ce qui se choisit, ce sont les quatre heures de spécialisation : prenez celle des produits que vous distribuez le plus.