DDA 15

La preuve

Que doit contenir l'attestation de formation DDA ?

Cinq données, et elles sont énumérées par le code des assurances. Le dernier alinéa du II de l'article R. 512-13-1 impose de pouvoir produire, pour chaque formation suivie, le nom de l'entité qui l'a délivrée, la date, la durée, les modalités et les thèmes traités, ainsi que, par personne, la liste consolidée des formations suivies. Aucun texte ne fixe la forme d'une attestation : c'est l'attestation qui doit porter ces données, parce qu'elle en est le support naturel. Une attestation qui en oublie une vous oblige à démontrer le reste autrement.

Les cinq mentions, une par une

Le nom de l'entité ayant délivré la formation identifie l'organisme, et il se double utilement de son numéro de déclaration d'activité. La date rattache la formation à une année, ce qui est décisif puisque l'obligation est annuelle. La durée est le chiffre que l'on additionne pour atteindre le plancher de quinze heures.

Les modalités disent si la formation s'est tenue en présentiel ou à distance, en une ou plusieurs séquences. Les thèmes traités, enfin, sont ce qui permet d'apprécier l'adéquation de la formation à votre activité : c'est la mention la plus souvent expédiée, et la plus utile.

Pourquoi les thèmes méritent du détail

L'article A. 512-8 du code des assurances demande que l'action porte sur un ou plusieurs ensembles de compétences et qu'elle soit adaptée à la nature des produits distribués, aux modes de distribution utilisés et aux fonctions exercées. Cette adéquation ne se démontre pas avec un intitulé générique du type actualité de l'assurance.

Une attestation utile décrit les thèmes avec assez de précision pour qu'un tiers puisse les rapprocher de votre activité réelle : gouvernance produit, devoir de conseil et motivation écrite, lutte contre le blanchiment, protection des données, assurance emprunteur, par exemple. L'article R. 513-9 confie d'ailleurs à votre association le soin de vérifier cette adéquation.

Deux mentions qui ne sont pas imposées mais qui servent

La qualification de l'action au sens de l'article L. 6313-1 du code du travail, accompagnée du numéro de déclaration d'activité de l'organisme, répond directement à ce que l'association vérifie au titre du 1° de l'article R. 513-9. Une attestation qui la porte évite un échange de courriers.

Le nom et la fonction exacte du bénéficiaire comptent aussi. La vérification annuelle porte sur une liste nominative avec le poste occupé : une attestation au seul nom du cabinet ne se rattache à personne.

Le vocabulaire à éviter

Une attestation ne peut pas se présenter comme validée, agréée ou conforme par l'ACPR. L'Autorité ne valide ni les contenus, ni les organismes, ni les parcours de formation. Un document qui l'affirme affaiblit votre dossier au lieu de le renforcer.

Attention également au certificat de réalisation, qui est une pièce du contrôle de service fait, établie lorsque la formation fait l'objet d'une prise en charge par un opérateur de compétences. Il s'ajoute à l'attestation quand un financeur le demande, il ne la remplace jamais.

Deux précisions qui reviennent

La liste consolidée par personne

Le texte demande aussi, pour chaque personne, la liste des formations suivies. Un simple tableau annuel, tenu au cabinet et adossé aux attestations, suffit à la produire.

Demandez-la tout de suite

Une attestation se récupère plus facilement le jour de la fin du parcours que deux ans plus tard. Classez-la dès sa réception, au même endroit que les autres.

Valider vos heures

Le parcours se suit entièrement en ligne, à votre rythme, déontologie et protection de la clientèle comprises. L'attestation est délivrée dès les heures validées, et c'est elle qui prouve votre formation continue de l'année.

Quel parcours vous concerne ?

Les quinze heures sont les mêmes pour tout le monde, et le tronc commun de onze heures aussi. Ce qui se choisit, ce sont les quatre heures de spécialisation : prenez celle des produits que vous distribuez le plus.