Au 31 décembre 2024, le registre de l'ORIAS comptait 69 970 intermédiaires pour 118 308 inscriptions, dont 26 953 courtiers en assurance, 11 882 agents généraux, 3 233 mandataires d'assurance et 29 710 mandataires d'intermédiaires. Le rapport annuel révèle aussi que la moitié des suppressions d'inscription vient d'un simple défaut de renouvellement.
Un dirigeant de cabinet prépare son dossier bancaire pour racheter un portefeuille. Son banquier lui demande combien de courtiers exercent en France, et si le marché se concentre. Il cherche sur internet et trouve des chiffres contradictoires, souvent anciens, rarement sourcés. La réponse fiable existe pourtant, gratuitement : c'est le rapport annuel de l'ORIAS.
Cet article vous présente les chiffres clés du dernier rapport publié, ce qu'ils disent de la profession, et comment les utiliser dans votre pratique, sans leur faire dire ce qu'ils ne disent pas.
Qu'est-ce que le rapport annuel de l'ORIAS ?
L'ORIAS tient le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance. Le VIII de l'article R. 512-5 du code des assurances lui impose de rendre compte chaque année de son activité : inscriptions, radiations, consultation du registre. C'est l'objet de ce rapport, publié sur le site de l'ORIAS, qui met à disposition les rapports de 2011 à 2024.
À la date de rédaction de cet article, le rapport le plus récent disponible sur le site de l'ORIAS est le rapport annuel 2024, qui arrête ses statistiques au 31 décembre 2024. C'est sur lui que nous nous appuyons. Des données plus récentes ont été communiquées par l'ORIAS début 2026, notamment sur la campagne de renouvellement : nous les signalons à part, avec leur source.
Combien d'intermédiaires en France ?
Le rapport distingue deux chiffres qu'il ne faut pas confondre :
- 69 970 intermédiaires immatriculés, c'est-à-dire des personnes physiques ou morales distinctes, en hausse de 1 % sur un an ;
- 118 308 inscriptions, en hausse de 1,2 %, parce qu'un même intermédiaire peut être inscrit dans plusieurs catégories.
L'écart entre ces deux nombres dit une chose essentielle : le cumul de catégories est la norme. Un intermédiaire porte en moyenne environ 1,7 inscription.
Le président de l'ORIAS qualifie l'année 2024 d'année de stabilité. Il rappelle que la réforme du courtage, entrée en vigueur le 1er avril 2022, avait fait chuter le taux de renouvellement en 2023 à 89 %, contre un taux moyen généralement observé de 95 %, et que ce coup d'arrêt a depuis été compensé.
Les intermédiaires en assurance, catégorie par catégorie
Au 31 décembre 2024, le registre compte 62 110 intermédiaires en assurance, toutes catégories confondues, exerçant à 60,6 % sous forme de personne morale. Voici la répartition des inscriptions :
| Catégorie | 31 décembre 2023 | 31 décembre 2024 | Évolution |
|---|---|---|---|
| Courtiers en assurance | 26 722 | 26 953 | + 0,9 % |
| Agents généraux d'assurance | 11 847 | 11 882 | + 0,3 % |
| Mandataires d'assurance | 2 715 | 3 233 | + 19,1 % |
| Mandataires d'intermédiaires d'assurance | 28 972 | 29 710 | + 2,5 % |
La première catégorie n'est pas celle que l'on croit
Contrairement à une idée répandue, la catégorie la plus nombreuse n'est pas celle des courtiers. Ce sont les mandataires d'intermédiaires d'assurance, avec 29 710 inscriptions. Ils ont été 10 071 en 2007 : leur nombre a presque triplé en dix-sept ans, porté par le développement des réseaux de mandataires animés par les courtiers et les grossistes.
Les courtiers
Les 26 953 courtiers exercent à 69 % en société. La durée moyenne d'une inscription de courtier est de 8 ans et 4 mois. Leur nombre a progressé régulièrement depuis 2007, où ils étaient 16 206, avec une stabilisation depuis 2022. Parmi les courtiers qui déclarent encaisser des fonds, 59 % sont couverts par une garantie financière, selon le rapport.
Les agents généraux
Les 11 882 agents généraux exercent à 90 % en société. La durée de vie moyenne de leur inscription atteint 9 ans et 8 mois, la plus longue des quatre catégories. Les entreprises d'assurance ont déclaré 34 488 mandats actifs d'agents généraux ; le rapport précise qu'un même agent est souvent mandaté pour ses activités dommages et vie par deux entités distinctes d'un même groupe. Leur nombre est remarquablement stable depuis quinze ans, autour de 11 500 à 12 000.
Les mandataires d'assurance
Avec 3 233 inscriptions, c'est la plus petite catégorie, mais celle qui a le plus progressé en 2024, de 19,1 %. Le président de l'ORIAS l'explique par le rapprochement de deux acteurs d'envergure. Les entreprises d'assurance ont déclaré 3 584 mandats actifs.
Les mandataires d'intermédiaires
Les 29 710 mandataires d'intermédiaires exercent à 64 % en société, avec une durée de vie moyenne d'inscription de 5 ans et 6 mois. Le rapport recense 55 298 mandats actifs déclarés, dont 88 % par des courtiers, 11 % par des mandataires d'assurance et 1 % par des agents généraux. Parmi ceux qui déclarent encaisser des fonds, 10 % sont couverts par une garantie financière.
Pour comprendre ce qui distingue ces catégories, lisez notre article sur les quatre statuts d'intermédiaire d'assurance.
Le portrait-robot de l'intermédiaire
Le rapport dresse un portrait statistique de l'ensemble des intermédiaires inscrits, toutes activités confondues :
| Indicateur | Valeur au 31 décembre 2024 |
|---|---|
| Répartition femmes et hommes | 22,7 % et 77,3 % |
| Âge moyen | 50 ans |
| Durée moyenne d'immatriculation | 7 ans et 1 mois |
| Forme d'exercice | 63 % personnes morales, 37 % personnes physiques |
| Trois principales régions | Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie |
| Cumul assurance et intermédiation bancaire | 25,8 % |
L'exercice à titre principal ou accessoire
Selon les déclarations faites lors de l'inscription, la part d'exercice à titre principal varie fortement selon les catégories : 94 % chez les agents généraux, 80 % chez les courtiers, 59 % chez les mandataires d'assurance et 32 % chez les mandataires d'intermédiaires. Beaucoup de mandataires d'intermédiaires exercent donc l'assurance en complément d'une autre activité.
Les inscriptions multiples
Le rapport détaille la combinaison des activités exercées par les 69 970 intermédiaires. Près de la moitié, 47,6 %, n'exercent que l'intermédiation en assurance. Un quart, 25,8 %, cumulent assurance et opérations de banque. Et 11,2 % cumulent assurance, banque et conseil en investissement financier ou activité d'agent lié. Pour ces professionnels, deux ou trois réglementations s'appliquent en même temps, chacune avec ses propres exigences de formation.
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L'activité du registre en 2024
Le registre n'est pas un fichier dormant. En 2024, l'ORIAS a reçu 61 623 demandes, soit une moyenne de 5 135 par mois.
| Type de demande | Volume 2024 | Taux de validation | Délai moyen de traitement |
|---|---|---|---|
| Inscriptions | 22 480 | 81 % | 4 jours |
| Modifications | 15 618 | 88,5 % | 2 jours |
| Suppressions et radiations | 23 525 | 87,7 % | 2 jours |
| Notifications européennes | 526 | 93 % | 4 jours |
Parmi les demandes d'inscription, 10 587 émanaient d'entités sans aucune antériorité, c'est-à-dire de nouveaux entrants, soit 58 % des demandes d'inscription. Parmi les 526 notifications européennes, 261 étaient des notifications entrantes, d'intermédiaires établis dans un autre État de l'Espace économique européen souhaitant exercer en France.
Le site de l'ORIAS a enregistré 2,2 millions de visites et 22 673 057 pages vues sur l'année. L'ORIAS a reçu 41 953 appels téléphoniques et 88 215 courriels. Il fonctionne avec 12 collaborateurs en contrat à durée indéterminée, renforcés par du personnel temporaire pendant la période de renouvellement.
Ces chiffres ont une conséquence pratique : vos clients et vos partenaires consultent le registre. Une compagnie qui reçoit une affaire d'un nouvel apporteur commence souvent par vérifier son numéro. Une fiche à jour fait partie de votre crédibilité.
Pourquoi sort-on du registre ?
C'est la partie du rapport la plus utile pour un professionnel en exercice. Voici la répartition des motifs de suppression :
| Motif de suppression | Part |
|---|---|
| Défaut de renouvellement | 50 % |
| Dénonciation de mandat | 26 % |
| Arrêt total d'activité | 10 % |
| Défaut d'adhésion à une association professionnelle | 7 % |
| Arrêt partiel | 2 % |
| Changement de catégorie | 2 % |
| Autres motifs | 2 % |
En 2024, 8 823 inscriptions ont été supprimées pour défaut de renouvellement. C'est de loin le premier motif, devant la dénonciation de mandat. Autrement dit, ce n'est ni la faute professionnelle ni la perte d'un mandat qui vide le plus le registre : c'est l'oubli d'une formalité annuelle.
Le rapport rappelle à ce sujet que le renouvellement est effectué au 1er mars de chaque année, que la demande doit être adressée au moins un mois avant, et que l'acceptation des dossiers en février est une tolérance opérationnelle de l'ORIAS. Il invite les professionnels à privilégier le mois de janvier. Nous détaillons les causes de radiation et la manière de revenir au registre dans notre article sur la radiation ORIAS et la réinscription, et la démarche annuelle dans notre article sur le renouvellement de l'immatriculation.
Le contrôle de l'honorabilité en chiffres
Chaque demande d'inscription ou de modification concernée déclenche une interrogation du casier judiciaire national, pour obtenir le bulletin n° 2, en application de l'article R. 514-1 du code des assurances. En 2024, l'ORIAS a adressé 27 343 demandes au casier judiciaire national.
La commission d'immatriculation a pris 24 décisions de non-inscription et 13 décisions de suppression de catégorie pour défaut d'honorabilité. Le rapport indique que, depuis 2007, les décisions de l'ORIAS ont été contestées 25 fois devant le juge administratif, et que l'ORIAS a obtenu gain de cause dans tous les cas. Il précise aussi que certaines mentions sont automatiquement effacées du bulletin n° 2 au bout d'un certain délai, et que des démarches d'effacement sont possibles.
Les associations professionnelles agréées
Depuis la réforme du courtage, les courtiers et leurs mandataires doivent adhérer à une association professionnelle agréée par l'ACPR, sauf exceptions légales. Le rapport 2024 donne les effectifs d'adhérents au 31 décembre 2024 :
- 19 730 courtiers en assurance adhérents ;
- 21 097 mandataires d'intermédiaires en assurance adhérents.
L'article R. 513-23 du code des assurances prévoit d'ailleurs que le nombre total de professionnels tenus à l'obligation d'adhésion s'apprécie au regard des données publiées par l'ORIAS dans son rapport annuel. L'écart avec le nombre d'inscriptions de courtiers et de mandataires tient notamment aux exceptions à l'obligation d'adhésion ; le rapport ne le ventile pas.
Au 30 juin 2026, la liste des associations agréées publiée par l'ACPR comprend CNCEF Assurance, Votrasso, ANACOFI Courtage, ENDYA et CNCGP. Nous tenons cette liste à jour dans notre article sur les associations agréées de courtiers.
Les observations de l'année
Le rapport 2024 relève trois points d'actualité, toujours utiles :
- Les nouveaux montants de responsabilité civile professionnelle. Depuis le 9 octobre 2024, en application d'un règlement délégué européen et d'un arrêté du 29 octobre 2024, le minimum est de 1 564 610 euros par sinistre et 2 315 610 euros par année. Le minimum de garantie financière de 115 000 euros est resté inchangé en France. L'ORIAS constate que cette hausse n'a pas posé de difficulté, les assureurs ayant mis leurs contrats en conformité.
- Les mandats d'arbitrage en assurance vie. Depuis la loi du 23 octobre 2023 relative à l'industrie verte, seuls les intermédiaires et les entreprises d'assurance peuvent exercer l'activité de mandataire d'arbitrage, ce qui a entraîné de nouvelles inscriptions.
- Le renouvellement. Le rappel déjà évoqué : janvier plutôt que février.
Et depuis ? Les données communiquées en 2026
À la clôture de la campagne de renouvellement 2026, le 28 février 2026, l'ORIAS a communiqué un taux de renouvellement supérieur à 96 %, et de 96,2 % pour les intermédiaires en assurance. Selon cette même communication, relayée par Planète CSCA le 10 mars 2026, 4 051 inscriptions ont été supprimées pour défaut de renouvellement, et le registre comptait environ 72 700 entreprises immatriculées au 31 décembre 2025.
Ces données confirment la tendance de 2024 : une progression lente et régulière du nombre d'intermédiaires, et une campagne de renouvellement qui reste la principale source de sorties. Le rapport annuel 2025 détaillé n'étant pas encore disponible sur le site de l'ORIAS à la date de rédaction, nous mettrons cet article à jour dès sa publication.
Dix-sept ans d'évolution en un tableau
Le rapport retrace l'évolution des inscriptions en assurance depuis la création du registre en 2007. Quelques points de repère suffisent à lire la trajectoire de la profession.
| Au 31 décembre | Courtiers | Agents généraux | Mandataires d'assurance | Mandataires d'intermédiaires |
|---|---|---|---|---|
| 2007 | 16 206 | 13 091 | 3 940 | 10 071 |
| 2014 | 22 272 | 11 687 | 2 682 | 16 583 |
| 2021 | 26 477 | 11 681 | 2 782 | 30 332 |
| 2024 | 26 953 | 11 882 | 3 233 | 29 710 |
Trois tendances ressortent. Le nombre de courtiers a progressé de deux tiers en dix-sept ans, puis s'est stabilisé. Celui des agents généraux a légèrement reculé avant de se stabiliser autour de 11 800. Celui des mandataires d'intermédiaires a fortement augmenté jusqu'en 2021, a reculé après la réforme du courtage, puis est reparti à la hausse en 2024.
Un détail utile : la contribution due à l'ACPR
Le rapport rappelle un point que beaucoup de nouveaux courtiers découvrent au printemps. Les intermédiaires inscrits dans la catégorie de courtier d'assurance ou de réassurance sont assujettis à une contribution pour frais de contrôle au profit de l'ACPR, fixée à 150 euros par un arrêté du 26 avril 2010. Son fait générateur est l'inscription à l'ORIAS au 1er avril de chaque année. Un intermédiaire qui cumule le courtage d'assurance et une activité d'intermédiation bancaire soumise à la même contribution n'en acquitte qu'une seule. Cette contribution est distincte des frais d'inscription au registre, fixés à 25 euros par catégorie.
Ce que le rapport ne dit pas
Un chiffre publié se lit aussi par ce qu'il ne contient pas.
- Il ne compte pas les salariés. Les collaborateurs salariés qui distribuent au sein des cabinets, des compagnies, des mutuelles ou des banques ne sont pas inscrits individuellement au registre. Ils sont pourtant soumis, eux aussi, aux quinze heures annuelles de formation continue.
- Il ne mesure pas la formation continue. L'ORIAS ne contrôle pas la formation continue, et aucun justificatif de formation n'est demandé au renouvellement. Les heures se justifient auprès de l'association professionnelle agréée pour les courtiers et leurs mandataires, du mandant, ou de l'ACPR en cas de contrôle.
- Il ne dit rien du chiffre d'affaires. Le registre recense des statuts, pas des volumes d'activité. Pour estimer la taille d'un marché, il faut croiser avec d'autres sources.
Comment utiliser ces chiffres dans votre cabinet
- Pour un dossier de financement ou de cession, citez le rapport, son année et la date d'arrêté des chiffres. Un chiffre sourcé rassure un banquier ou un acquéreur.
- Pour votre recrutement de mandataires, gardez en tête que la catégorie des mandataires d'intermédiaires est la plus nombreuse et que sa durée moyenne d'inscription est de 5 ans et 6 mois : le renouvellement des réseaux est une réalité.
- Pour votre propre conformité, le premier motif de sortie est un oubli. Inscrivez la date du renouvellement dans l'agenda de janvier, avec celle du point sur vos heures de formation.
À retenir
- Au 31 décembre 2024 : 69 970 intermédiaires et 118 308 inscriptions ; 62 110 intermédiaires en assurance.
- La première catégorie est celle des mandataires d'intermédiaires (29 710), devant les courtiers (26 953).
- La moitié des suppressions vient d'un défaut de renouvellement : 8 823 inscriptions en 2024.
- 27 343 interrogations du casier judiciaire et 37 décisions défavorables pour défaut d'honorabilité en 2024.
- Le rapport ne compte ni les salariés distributeurs ni la formation continue, que l'ORIAS ne contrôle pas.
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Questions fréquentes
Combien y a-t-il de courtiers en assurance en France ?
Selon le rapport annuel 2024 de l'ORIAS, le registre comptait 26 953 inscriptions de courtiers en assurance au 31 décembre 2024, en hausse de 0,9 % sur un an. Ils exercent à 69 % en société. Ce chiffre ne comprend pas les salariés des cabinets, qui ne sont pas inscrits individuellement au registre.
Combien d'intermédiaires sont inscrits à l'ORIAS ?
Au 31 décembre 2024, 69 970 intermédiaires étaient immatriculés, pour 118 308 inscriptions, un même intermédiaire pouvant être inscrit dans plusieurs catégories. Parmi eux, 62 110 sont des intermédiaires en assurance. Début 2026, l'ORIAS a fait état d'environ 72 700 entreprises immatriculées au 31 décembre 2025.
Quelle est la catégorie d'intermédiaire la plus nombreuse ?
Ce sont les mandataires d'intermédiaires d'assurance, avec 29 710 inscriptions au 31 décembre 2024, devant les courtiers. Leur nombre a presque triplé depuis 2007, porté par les réseaux de mandataires des courtiers et des grossistes. Le rapport recense 55 298 mandats actifs, déclarés à 88 % par des courtiers.
Pourquoi des inscriptions sont-elles supprimées du registre ORIAS ?
Le premier motif est le défaut de renouvellement, qui représente 50 % des suppressions en 2024, soit 8 823 inscriptions. Suivent la dénonciation de mandat, 26 %, l'arrêt total d'activité, 10 %, et le défaut d'adhésion à une association professionnelle, 7 %. Le rapport invite à renouveler dès janvier.
Où trouver le rapport annuel de l'ORIAS ?
Sur le site de l'ORIAS, dans la rubrique consacrée aux communications, qui met à disposition les rapports annuels de 2011 à 2024. Le rapport est prévu par le VIII de l'article R. 512-5 du code des assurances. À la date de rédaction, le rapport 2025 détaillé n'y était pas encore publié.
Le rapport ORIAS indique-t-il qui a suivi sa formation continue ?
Non. L'ORIAS ne contrôle pas la formation continue et ne demande aucun justificatif de formation au renouvellement. Les quinze heures annuelles se justifient auprès de l'association professionnelle agréée pour les courtiers et leurs mandataires, auprès du mandant, ou auprès de l'ACPR en cas de contrôle.
Quel est le taux de renouvellement ORIAS en 2026 ?
Selon les données communiquées par l'ORIAS à la clôture de la campagne, le 28 février 2026, et relayées par Planète CSCA, le taux de renouvellement a dépassé 96 %, avec 96,2 % pour les intermédiaires en assurance. 4 051 inscriptions ont été supprimées pour défaut de renouvellement lors de cette campagne.
Sources
- ORIAS, Rapport annuel 2024 : https://orias.fr/assets/Rapport_annuel_2024.pdf (consulté le 19 septembre 2026)
- ORIAS, page des communications et rapports annuels : https://www.orias.fr/home/communications (consulté le 19 septembre 2026)
- Code des assurances, art. R. 512-5, R. 513-23 et R. 514-1 : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/texte_lc/LEGITEXT000006073984/ (consulté le 19 septembre 2026)
- Code des assurances, art. A. 512-4, version issue de l'arrêté du 29 octobre 2024 : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000050436062 (consulté le 19 septembre 2026)
- ACPR, liste des associations professionnelles agréées : https://acpr.banque-france.fr/ (consulté le 19 septembre 2026)
- Planète CSCA, « Renouvellement ORIAS 2026 : un taux record », 10 mars 2026 : https://www.planetecsca.fr/actualites/environnement-courtage-assurances/renouvellement-orias-2026-taux-enregistrement-intermediaires/ (consulté le 19 septembre 2026)
- ORIAS, note sur le fonctionnement du registre unique : https://www.orias.fr/api/document/content?id=2c9419ee7fd59a83017fd5b32e9b0056 (consulté le 19 septembre 2026)
Article rédigé par Franck CHABEN, mis à jour le 19 septembre 2026.
